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Déclarations du vendeur et vices cachés : le rôle du courtier avant la mise en marché

Publié
Lecture 7 min
Par Vianney Godbout
Déclarations du vendeur et vices cachés : le rôle du courtier avant la mise en marché

Pourquoi les déclarations du vendeur sont au cœur de la mise en marché

Avant même qu'une propriété à Saint-Lambert soit présentée à des acheteurs potentiels, une étape discrète mais déterminante se déroule en coulisses : la préparation et la validation des déclarations du vendeur. Ce processus n'est pas une simple formalité administrative. Il conditionne la qualité de l'information transmise aux acheteurs, la solidité juridique de la transaction et, ultimement, la confiance que les parties accordent à l'ensemble du processus.

Au Québec, le formulaire de déclarations du vendeur (DV), ou le formulaire DVD pour une copropriété divise, est l'outil central de cette démarche. L'OACIQ indique que ce formulaire aide le courtier à découvrir les facteurs qui peuvent affecter défavorablement une partie et à mieux informer l'acheteur sur l'état de l'immeuble. Comprendre comment ce document est construit et validé, c'est comprendre une part essentielle du travail d'un courtier immobilier sérieux.

Le moment clé : signer le DV dès la prise du contrat de courtage

L'OACIQ demande au courtier de remplir le formulaire DV ou DVD conjointement avec le vendeur et de le faire signer au moment de la prise du contrat de courtage vente. Cette exigence n'est pas anodine : elle signifie que les déclarations doivent être complétées avant que la propriété soit mise en marché, et non après coup.

En pratique, cela implique une rencontre approfondie avec le vendeur, au cours de laquelle le courtier pose des questions précises sur l'historique de la propriété : travaux effectués, problèmes passés ou actuels, présence d'infiltrations, état des systèmes mécaniques, conformité des installations, et bien d'autres aspects. Cette conversation structurée permet de dresser un portrait honnête et complet de l'immeuble avant toute présentation publique.

Pour les vendeurs d'une propriété de prestige à Saint-Lambert, cette étape est aussi l'occasion de mettre en valeur les améliorations réalisées au fil des années, en les documentant de façon rigoureuse. Une liste bien préparée des travaux et rénovations renforce la crédibilité du dossier aux yeux des acheteurs sérieux.

Vérifier, documenter, recueillir : le travail concret du courtier

Remplir le formulaire DV ne se limite pas à transcrire les réponses du vendeur. Le courtier doit questionner le vendeur, vérifier les renseignements et recueillir les documents qui soutiennent les déclarations. Concrètement, cela peut inclure :

  • Les rapports d'inspection ou d'expertise antérieurs
  • Les factures de travaux et de réparations
  • Les permis de construction délivrés par la municipalité
  • Les plans et les documents de conformité

Cette collecte documentaire sert un double objectif. D'un côté, elle permet de valider ce que le vendeur déclare et de repérer d'éventuelles incohérences. De l'autre, elle constitue un dossier solide que les acheteurs et leurs professionnels pourront consulter lors de leur propre vérification diligente.

Il est important de rappeler que le formulaire DV améliore la transparence, mais il ne constitue pas une garantie que l'immeuble est exempt de défaut. C'est pourquoi l'acheteur conserve toujours la possibilité de demander une inspection professionnelle et de consulter les experts appropriés selon la nature de la propriété et de la transaction.

Vices apparents et vices cachés : une distinction essentielle

Le Code civil du Québec, à son article 1726, distingue le vice caché du vice apparent. Cette distinction a des conséquences directes sur les obligations du vendeur et sur la protection de l'acheteur. Un vice apparent est celui qu'un acheteur ordinaire peut constater lors d'une visite attentive ou d'une inspection. Un vice caché, lui, est dissimulé ou non décelable sans expertise particulière, et il peut engager la responsabilité du vendeur même après la vente.

Le rôle du courtier n'est pas de se substituer à un inspecteur en bâtiment ou à un expert technique. En revanche, il doit être attentif aux signaux d'alerte visibles lors de ses visites de la propriété : traces d'humidité, fissures, odeurs inhabituelles, installations visiblement non conformes. Lorsqu'un doute existe, orienter le vendeur vers une expertise préventive est souvent la décision la plus prudente, et la plus protectrice pour toutes les parties.

Dans le segment des propriétés haut de gamme, où les enjeux financiers sont plus importants, cette vigilance prend encore plus de valeur. Un acheteur exigeant et bien conseillé scrutera chaque détail. Mieux vaut que le dossier soit complet et transparent dès le départ.

Mettre à jour les déclarations si la situation évolue

La mise en marché d'une propriété peut s'étendre sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Durant cette période, il arrive que de nouvelles informations défavorables apparaissent : une infiltration découverte après une pluie abondante, un problème mécanique révélé lors d'une visite, ou encore un rapport d'inspection commandé par un acheteur qui soulève un enjeu non déclaré.

Dans ces situations, le formulaire DV doit être mis à jour selon les pratiques prescrites par l'OACIQ, et les acheteurs concernés doivent être informés. Cette obligation de mise à jour protège à la fois les acheteurs, qui prennent leur décision sur la base d'informations exactes, et le vendeur, qui démontre sa bonne foi tout au long du processus.

Pour un courtier immobilier, assurer ce suivi rigoureux fait partie intégrante du service offert. C'est aussi ce qui distingue une mise en marché bien menée d'une transaction qui risque de se compliquer après la signature. Si vous souhaitez en savoir plus sur la façon dont ce processus est géré pour la vente de votre propriété, n'hésitez pas à prendre le temps d'en discuter avec un professionnel.

L'essentiel à retenir avant de mettre votre propriété en marché

La préparation des déclarations du vendeur est bien plus qu'une étape administrative : c'est le fondement d'une mise en marché transparente et d'une transaction sereine. En travaillant rigoureusement avec votre courtier immobilier dès la signature du contrat de courtage, en rassemblant les documents pertinents et en restant attentif à toute nouvelle information qui pourrait surgir en cours de processus, vous vous donnez les meilleures conditions pour mener votre vente avec confiance et professionnalisme.

Prêt à mettre votre propriété en marché à Saint-Lambert dans les meilleures conditions ? Contactez Vianney Godbout, votre courtier immobilier, pour préparer ensemble vos déclarations du vendeur avec rigueur et sérénité, dès la première rencontre.

Foire aux questions

À quel moment le formulaire de déclarations du vendeur doit-il être signé ?

L'OACIQ demande au courtier de remplir le formulaire DV ou DVD conjointement avec le vendeur et de le faire signer au moment de la prise du contrat de courtage vente obligatoire. Autrement dit, les déclarations doivent être complétées avant que la propriété soit présentée à des acheteurs, et non en cours de processus.

Quels documents le vendeur devrait-il rassembler avant de rencontrer son courtier pour remplir le formulaire DV ?

Il est utile de réunir tout ce qui documente l'historique de la propriété : factures de travaux et de réparations, permis de construction obtenus auprès de la municipalité, rapports d'inspection ou d'expertise antérieurs, ainsi que les plans et documents de conformité. Plus le dossier est complet dès le départ, plus la rencontre avec le courtier sera efficace et les déclarations, solides.

Le formulaire de déclarations du vendeur protège-t-il l'acheteur contre tous les défauts de la propriété ?

Non. Le formulaire DV ou DVD améliore la transparence, mais il ne constitue pas une garantie que l'immeuble est exempt de défaut. C'est pourquoi il est toujours recommandé à l'acheteur de faire réaliser une inspection professionnelle et de consulter les experts appropriés selon la nature de la propriété.

Que se passe-t-il si une nouvelle information défavorable sur la propriété est découverte après la mise en marché ?

Si de nouvelles informations défavorables apparaissent, le formulaire doit être mis à jour selon les pratiques prescrites par l'OACIQ et les acheteurs concernés doivent être informés. Cette mise à jour protège à la fois la bonne foi du vendeur et la capacité des acheteurs à prendre une décision éclairée.

Comment les rénovations réalisées dans une propriété de prestige peuvent-elles être mises en valeur lors de la mise en marché ?

En préparant une liste détaillée et documentée des travaux effectués, accompagnée des factures, permis et rapports correspondants, vous offrez aux acheteurs sérieux une vision claire et crédible de la valeur ajoutée à la propriété. Cette transparence renforce la confiance et facilite les échanges lors des visites et des négociations.